Jeudi 10 novembre
Quand j'y pense qu'il y en a qui vont faire le pont du 11 novembre, je m'en veux presque d'être en vacances !!
Bon ce matin encore levée de bonne heure, petit dej avec mon allemand, pliage des bagages et direction la gare.
J'y étais passé hier pour réserver mon billet ; pas possible. Il suffit de se présenter au guichet et prendre le premier train en partance.
Je n'ai pu embarquer que dans le train de 10 h45 pour une heure un quart de voyage.
La gare de Gambir est un peu particulière : au rez de chaussée, billeteries, au premier salons d'attente, restaurants et bar les rails se trouvent au deuxième étage.
Pendant quasiment tout le voyage, on a longé un paysage urbain surtout composé de maisons de bric et de broc, pour ne pas dire de bidonvilles.
Arrivée à Bogor, enfin une ambiance asiatique, ça grouille dans tous les sens, des marchands ambulants de partout, des pousse-pousse (vélo avec le ou les passagers à l'avant) et surtout des anchors verts par dizaine.
Je me fais apostrophé par un quidam : french, bonjour, où allez vous ? pension firman et me voilà dans un taxi collectif vert.
Dix minutes plus tard, je débarque à cette GH, visite de la chambre. Classique : un lit et une salle de bain mandi, le tout en bon état de propreté. Pour 100 000 roupies (8 €).
Une douche et me voilà parti à la visite de la raison de ma présence ici : le Jardin Botanique.
Crée au XIX siecle par les hollandais, ce jardin compte plus de 15000 especes d'arbres.
je ne vais nier qu'il est très joli, mais pour ceux qui connaissent le jardin tropical de Singapour, ou celui de kandy, ils risquent d'être deçu.
La propreté est un peu limite car notament les ruisseaux sont jonchés de détritus. La mise en scène est totalement défaillante (il manque des petits panneaux explicatifs) et la serre des orchidées est moins fournie que mon salon à la maison (ou guère plus)
Bon une belle après midi quand même.
Là, je suis la terrasse de ma GH, qui domine la ville et j'entends les chants des mosquées qui se relaient pour la prière (il doit y en avoir des dizaines, dont une à moins de 100 m) et je dois avouer que c'est assez mélodieux.
la prière est moins heurtée, moins impérative qu'en arabe. Quand, au maroc, le muezzin lance son allah Akbar, on a envie de se mettre au garde à vous, alors qu'ici, il chuchote, il murmure.
Je vous dirais si je le vivrais aussi bien demain aux premières lueurs du soleil !!