mercredi 16 novembre 2011

train pour Jogjarkata

Mercredi 16 novembre

Avant de partir hier en vadrouille, j'avais pris le temps de passer à la gare pour acheter mon billet pour Jogjarkata.
Donc, ce matin, mes affaires rassemblées, mes bagages pliés, je me rends à la gare.
Mon train part à 8 h et devrait arriver à 15h40.
Je me suis réservé une place « eksecutif », avec des fauteuils en velours, avec beaucoup d'espace, prises de courant (c'est ici que je prépare mon prochain message en copier/coller) et même service de restauration à la place.
Comble du confort, le lot de 2 sièges pivotent sur eux-même, pour former un salon, si besoin.

Ce n'est pas un TGV, donc on a tout loisir de voir défiler le paysage.
A la sortie de bandung, des rizières brunes de plaine sont entrain d'être travaillé, le plus souvent à a pioche, parfois avec un motoculteur, plus rarement avec un « buffalo ».

Ces vastes espaces sont ponctuées par le vert vif des pépinières, ou poussent les semis destinés à être repiqués sous peu.


puis on traverse des collines avec des rizières en terrasse, des manguiers, des coins de jardin avec des légumes.

Tout cela est très joli, très paisible... mais aucun espace n'est dépeuplé.

Voilà, mon train est arrivé avec seulement 10 minutes de retard sur le planning.
Pour sortir de la gare, petite peripétie :  il n'en pas de tunnel pour gagner la sortie, on traverse les rails. pas de chance, un train attendait le départ... donc on a traversé ce train pour sortir.

Cohue habituelle : porteurs, rabatteurs, taxis, cyclo-pousses..
je m'éloigne un peu pour choisir un taxi, négocie le prix et direction Venezzia Homestay, avec de très bons commentaires sur Tripadvisor.
pas de chance : complet
j'en avais repéré un second un peu plus loin : idem;
Finalement je me rabats sur un choix du Lonely Planet.

petite douche, et me voilà que j'essaie de me connecter au réseau wifi.
Rien n'y fait, je suis maudit.
Je m'installe dans un bar, un peu plus loin et ça marche.

Je me rends compte que je suis arriver à la perle de java.
Rien que dans mon bar, il y a plus d'occidentaux que j'en ai rencontré en une semaine.

Il est vrai qu'à proximité se trouve Borobudur, l'équivalent de Angkor Wat.

Demain, je vais peut-être me contenter de visiter la ville, son kraton, ses boutiques de souvenir, de batik.

Allez, je vais me commander un Nasi goreng et une bintang (bière locale) en format XL

Santé

Volcan Tangkuban Prahu


Lundi 14 et mardi 15 novembre 2011


Mon arrêt à bandung était justifié par la visite de ce volcan.
Donc départ de Cianjur, cette fois en bus Air con.
deux heures de trajet : ras.
arrivée à la gare routière Leuwi panjang, il m'a fallu prendre un bus urbain pour rejoindre le centre ville et mon hôtel, proche de la gare (pour un départ plus aisé).
Sièges en plastique dur, tôle rivetée au sol, gouinant de toute part, au point d'avoir peur qu'il se disloque, le voyage fut agrémenté par plusieurs gratteurs de guitare poussant la chansonnette.
L'hôtel retenu (hôtel patradissa) me proposa une chambre avec ventilo et EAU CHAUDE pour 100 000 idr : la salle de bain était limite et je n'y rentrais qu'avec mes tongs (peur d'attraper la peste ou le choléra , à défaut de champignons)

Bandung était appelé le « Petit paris de Java »...mais il ne reste guère de traces de la période coloniale.
Bandung est aujourd'hui un centre important de confection et la ville est truffé de Factory Outlets. Au point qu'une rue s'appelle Jean's street.
Mais la plupart des magasins ne vendaient que des articles de 2eme zone, qu'on trouveraient chez nous sur les marchés.

J'ai passé mon après-midi à marcher le nez au vent, à regarder les vitrines, les bâtiments et les gens.

une fois de plus, dès qu'on quitte la rue principale, on se retrouve dans un fouillis de ruelle, avec une forte concentration humaine, ou au contraire dans des quartiers avec des belles villas entourées de hauts murs agrémentés de barbelés.

Les restaurants de rue proposent souvent du riz, accompagné de légumes / viandes stagnant dans des pots depuis je ne sais quand et qu'on vous sert tiède ou même froid.

On est loin des woks thailandais.
Je me suis pris l' habitude de manger des beignets, de légumes, tofu ou pommes de terre, que je dévore tout en marchant.

8 h du soir, retour à mon hôtel, pour préparer ma journée du lendemain.

Mardi 15 novembre.
bandung est aussi une ville avec des curiosostés naturelles à proximité, dont un volcan et des sources chaudes.
Yudi m'avait proposé les services d'un ami, qui pour 350 000 idr, emmené les touristes pour une journée aux endroits essentiel.
Mais je ne suis dit que j'étais capable de m'organiser mon périple tout seul : ce fut une journée de merde.

Dans le guide lonely Planet, on est censé trouver près de la gare des angkots pour aller à l'entrée du site du volcans, pour 10 000 idr, mais non, ils voulaient 150 000 idr pour ce trajet. Finalement, j'ai décomposé mon trajet en 2, mais ça m'a pris un temps de chien. En parlant de temps de chien, arrivé à l'entrée du parc, il s'est mis à pleuvoir (il était 10H30).
Allez, il s'agit d'une pluie passagère (d'habitude, il ne pleut que vers 16-18 h).
Je prends mon billet d'entrée (50 000 idr au lieu des 20 000 idr du Lonely planet)
Une mobilette m' emmene, sous la pluie modérée, au bord du cratère.
Il est vrai que c'est impressionnant : la caldeira est immense avec des fumerolles par ci par là. le fond de sable limite jaune tranche avec les rochers noirs...

mais il se met à pleuvoir de plus en plus fort.
je me mets à l'abri...et je vais quasiment y rester deux heures. Ce déluge m'empêche de faire la randonnée prévue, à travers le foret et près de geysers, pour rejoindre l'entrée.
Je me résous à chercher un angkot pour redescendre...et bien sur ils me demande des fortunes pour les quelques kms. Finalement, j'en trouve un qui me taxe 25 000 idr (je sais, ce n'est que 2 euros) alors que mes compagnons indonésiens lui ont donné 1 000 idr.

Arrivée à ce stade, j'avais déjà fait une croix sur les sources thermales chaudes de Ciater. je n'avais qu'une idée : rentrer à Bandung. Me voilà au bord de la route à attendre le passage d'un éventuel angkot, qui a mis près d'un quart d'heure pour arriver.

La pluie battante avait inondée le centre de Lémang, le village avant Bandung.
Au moins 30 cms d'eau couvrait la rue principale et j'étais très heureux de pouvoir changer d'angkot les pieds presq'au sec.


On était une armée à bord (plus de 15 personnes dans un minivan japonais.
Lorsque j'ai reconnu un endroit à bandung pas trop loin de l'hôtel, je me suis dépêché de descendre pour me déplier un peu.
je me suis hâté d'aller à l'hôtel prendre une douche bien chaude.

mais la journée de merde n'était pas finie : je suis partie à la recherche d'une connection Wifi. dans un centre commercial à proximité, j'ai une connection mais incapable d'obtenir le password. Au macdo à proximité, leur système était en panne et au Kfc, malgré le mot de passe, impossible de me connecter.

Je me suis finalement replié vers une boutique internet avec leur maudit clavier qwerty, et de plus, j'étais assis sur un tabouret de 10 cms de haut.
plein le dos
Arrivée à l'hôtel,j'avais une douleur à l'épaule gauche qui m'a grandement empéché de dormir sereinement.



CIANJUR 2

Ce matin, je suis parti à la découverte de la campagne cianjudaise.
bien sur, les champs de riz viennent jusqu'entre les maisons.
le riz est la spécialité locale, et on m'a dit qu'il était d'une qualité exceptionnelle.
contrairement au nord vietnamien, où toutes les rizières étaient plantées, récoltées, labourées en même temps, donc une harmonie des couleurs. ici, il y a 3 récoltes par an et on peut avoir un champ labouré qui côtoie un champs fraîchement planté. C'est l'équateur, chaleur presque constante, l'eau provenant des pluies pendant la saison humide, de l'irrigation pendant la saison sèche.
Les rizières occupent surtout la plaine, mais le relief est accidenté.
En hauteur, les plantations de thé et la forêt où m' emmène la randonnée d'aujourd'hui
départ de chez yudi avec Daffid (et non david) en transport en commun direction Sikabumi.
Nous quittons notre angkot à une 20 aine de kms.
On serpente d'abord sur les murets des rizières avant d'attaquer la colline.
Ça monte fort, il fait chaud et le chemin est hyper glissant.
Des mobilettes nous dépassent... mais comment donc font-ils ?
Tout simplement elles sont équipées de chaînes à boue.
On est dans un environnement peu propice à l' agriculture, et pourtant il y a pleins de monde. Les jardins ne sont pas tirés au cordeau, mais je voie beaucoup de légumes, souvent en culture associée (des salades avec des piments, des patates douces avec des haricots verts...)
On s' arrête à une première cabane, 3 mètres sur 4. Une veuve vit là avec ses trois enfants, ou devrais-je dire survit là.
Outre la culture des légumes, riz, confection de fagots de bois, les paysans font du sucre roux.
Un palmier pousse à l'état sauvage, ils l' incise pour recueillir sa sève, qu'ils ramènent à la maison dans des tubes de bambou.
On rentre dans une maison, où une femme est en train de faire chauffer ce jus pour faire le précieux sucre. Il fait une chaleur à défaillir. La femme finit pas faire 5-6 rouleaux de ce sucre et daffid me montre le produit fini, (conditionné dans des feuilles de palmiers) tel qu'il sera vendu au marché.
les indonésiens sont de plus en plus friands de produits authentiques (eux aussi) et préfèrent ce sucre roux au sucre blanc.
On mange chez cette dame (notamment du jake fruit cuit) et c'était très bon.
beaucoup de maisons fabrique du sucre (facile à voir avec la fumée qui sort du toit)
On voit plusieurs fois de grosses bottes de « lemon grass » alors que je n'ai vu nulle part une culture intensive de ce condiment.
très belle promenade.
Daffid m'a entraîné dans sa maison pour me présenter sa fille, qui part à Paris pour un an « au pair »
C'est la première fois que je vois chez quelqu'un un drapeau français. Autant les américains, Suisses, Allemands ...sont fiers de leur drapeau et l' exhibent sur leurs voitures et maisons, autant les français ont une certaine honte de cet insigne, pour ne pas parler des drapeaux qui flambent.
La fille a donc un contrat pour venir en France pour une durée de 1 an.
mais elle doit passer d'abord un examen justifiant une connaissance suffisante de la langue française. et elle doit s' engager de rentrer au pays au terme de cette année, et de ne pas se marier (!!!).
Le père veut donc profiter de l'occasion pour faire du tourisme en France, et pour obtenir un visa, il doit bloquer en banque la somme de 15 000 euros.
La France prend des garanties pour être sûr qu'il ne reste pas sur le territoire.
Je pense qu'on est particulièrement dur avec les indonesiens, ou plutôt pas assez avec d'autres.
Il est indéniable que les indonesiens ont une tendance à quitter leurs îles surpeuplées
revenons à la fille : il a fallu que je lui fasse la lecture, pour entendre l'accent d'un « vrai » français. Elle m'a montré un livre de Paris avec les monuments le long de la Seine. Je lui ai expliqué que le pouvoir indonésien avait systématiquement détruit les vestiges coloniaux (et elle m'a confirmé qu'il continue à le faire) alors qu'on France, on préserve les vieilles pierres, chargées d'Histoire. Et Paris est riche en Histoire (avec un grand et un petit h)
Daffid a travaillé, il y a de longues années, dans le ONG pour sauver les peuples du cambodge, et c'est une de ces personnes qui va accueillir sa fille à Sevran, nourrie, logée, blanchie et 100 euros par semaine.
Je lui ai copié les chansons françaises de mon MP3 : elle a été très contente.
retour chez yudi
Je quitte demain direction Bandung.