mercredi 23 novembre 2011

KAWAK IJEN

mercredi 23 novembre 2011

Réveil tardif : on a frappé à ma porte qu'à 4h30.
Départ à 5h15.
Finalement j'ai vu que notre Homestay faisait partie intégrante d'une fabrique de café.
A 5h15 du mat, la rue est pleine de vie.
Des armées d' ouvriers rentrent dans les champs avec pioche et seau.

On roule très peu de temps dans les plantation et mon chauffeur s'arrete pour me dire : « Voila, il est la le chemin et le volcan est au bout, rdv à 10h »

Je commence ma montée à 1800m et le cratère se trouve à 2300 m.
Ca monte sec, mais c'est faisable par tout un chacun.
Des mineurs me dépassent dans la montée avec leurs deux paniers en balancelle sur le dos. C'est vrai qu'ils sont en bottes de plastique, ça doit des bottes de 7 lieux !!
D'autres descendent déjà avec leur chargement du précieux minerai.
Ils reposent quand même de temps en temps leur chargement pour souffler un peu, et me demander une cigarette, un bonbon ou un biscuit.
Ils m' expliquent que le poids varie entre 85 et 100 kgs, qu'ils font deux trajets par jour.

En chemin, je vois des gibbons qui sautent d'un arbre à l'autre, mais difficile à photographier car ils relativement loin et ils bougent tout le temps.

Je finis par arriver au sommet, et je n'avais encore rencontré aucun occidental, mais le paysage alentour est magnifique.

Je me disais que je devais être parti vraiment de bonne heure... et ben non, quand j' arrive au bord du gouffre une ½ douzaine en sortent déjà, et en plus des français. ils m' expliquent qu'en bas la fumée de soufre est insupportable, qu'il faut impérativement un masque...(sans me proposer le leurs, dont ils n'avaient plus besoin puisqu'ils sortaient..;ah ces français).
J' entame ma descente.
Impressionnant.
Il y a une quantité de mineurs qui remontent, une queleuleu de petites fourmis jaunes.

Et en bas, je vois le lac, vert jaune entouré de hautes falaises et dans un coin, la marmite d' enfer.

Je continue de descendre... je suis maintenant à coté du coeur de la mine.
Le minerai sort de la montagne liquide, des tuyaux/tonneaux servent d'évents.
Les mineurs, avec une barre à mine, extraient des bouts de plaques qu'ils mettent dans leurs paniers.

L'un d'eux va me chercher une stalactite de soufre.
j'ai de la chance : le vent souffle la fumée dans l'autre sens.
EXTRAORDINAIRE

je ressors du trou, en suivant ces forçats du soufre.


Arrivée en haut, plus de touristes, mais toujours bcp de français;
Je pense que c'est la faute de Nicolas Hulot qui a du faire un reportage : plusieurs mineurs me citaient son nom quand je disais être français.

En voiture, on prend un autre chemin pour rejoindre le port des ferry pour Bali.
La route est toujours aussi mauvaise mais la foret est très sauvage;
je suis impressionné par d'énormes fougères arbustive. Dans mon petite enfance, on se chauffait au charbon et je trouvais souvent des fossiles de fougères. De les voir aujourd'hui, tellement nombreuses et grandes éveillent pleins de souvenirs.
mais il y a aussi de grands arbres, avec pleins de plantes épiphytes : pour les amateurs d' orchidées, il soit y en avoir pleins.

plus bas, à nouveau des caféiers, puis des girofliers.

Je n'en avais jamais vu. Vous pouvez lire avec intérêt wiki
http://fr.wikipedia.org/wiki/Giroflier


Mon chauffeur me dépose au port, je grimpe sur un ferry (6 000 idr pour la traversée) et au bout d'une heure, je suis à Bali.

Je trouve rapidement le terminal de bus (à 500 m) et le bus pour Lovina.
Lovina est une petite station balnéaire, au nord, calme et paisible, surtout connue pour ses dauphins.

Je sors du bus...et me dirige vers un des hôtels que j'avais repéré sur L.P.
Ce sera le Rini Hotel : petit bungalow perdu dans un superbe jardin avec un belle piscine, à 150 000 idr.

Plus de détails sur Lovina au prochain message





BROMO



mardi 22 novembre 2011

3h15, on tambourine à ma porte.
Je me lève difficilement et je m' habille chaudement, car on est à 2500 m d'altitude.
Je m' avale un pain au chocolat que j'avais acheté en prévision (je ne peux pas marcher sans combustible!!)
Le 4 X 4 nous attends dans la cour, pas des jeep mais des vulgaires toyota Landcruiser court, 3 places à l'avant, 4 à l'arrière sur 2 banquettes latérales.

L'allemand et une autre routarde n'avaient pas acheté l'option « jeep », ils les ont jeté au bord du cratère, leur disant de suivre des pierres blanches et ramassage au même endroit à je ne sais plus quelle heure.

Je suis obligé de vous décrire le Bromo pour bien comprendre.
Dans l' immense caldeira de 10 kms de diamètre d'un ancien volcan sont sortis 3 volcans plus jeunes, dont le cratère du Bromo et le cône du Batuk.

Nous suivons avec nos jeep le bord du vieux cratère pour atteindre le Gunung Penanjakan, d'où suivant tous les guides papier, on a la meilleure vue pour le levée du soleil.
Bien sur, la jeep nous dépose un km avant le point of view et une foule de locaux nous attendent pour proposer de nous acheminer ce dernier km à dos de cheval.
Une fois en haut, idem, y sont tous là à nous proposer du café, thé...

Tout le fond du cratère est tapissé de nuages, et en face de nous, le Bromo, Batok et au fond, majestueux le Semeru, qui lâche un panache de fumée toutes les 20 minutes.
Très joli, et on était juste une centaine de touristes.
Le problème, c'est que le soleil se lève à l'est et le bromo est au sud par rapport au belvédère !!. Donc toutes les couleurs magnifiques, etc, nada.

On reprend la jeep pour aller sur le fond de la caldeira du volcan primitif, une immense surface de sable noir et devant nous, émergeant du brouillard les 2 volcans.
Une fois de plus on nous dépose à 1 km de l' escalier pour accéder au cratère du bromo.
la proposition acheminement équestre est présente, mais on se sent pas harcelé...même si bcp choisissent la facilité, car la montée dans le sable noir est un peu pénible.
Et me voilà devant 253 marches pour accéder au cratère.
petit reproche : la dernière éruption ayant rejeté quelques cendres date de plus d'un an, quelqu'un aurait pu prendre une pelle pour dégager correctement toutes les marches.

Je monte les fameuses marches et me voilà, devant énorme cratère,dont on ne voit pas le fond, et qui émet quelques fumerolles.
Impressionnant.

Retour à l'hôtel.
J'ai eu loisir de discuter avec l' allemand, qui contrairement au guides, n'a eu aucune difficulté à grimper sur le bromo en traversant la mer de sable... et lui a pu se placer pour avoir des photos du levée du soleil sur le cratère.

Donc, mon conseil serait de garder ses 8 Euro de la prestation jeep, et fuir la cohue et de vivre un grand moment en quasi solitude.

Je tairais le petit dèj minable, le retour sans encombre à Probollinggo.
Probollingo est quasiment au niveau de la mer et notre hotel à 2500 m. Cette montagne est cultivé partout. Ici de grandes étendues d' oignons, là des choux...la particularité était que les champs n'étaient pas en étage, mais plantés dans le sens du terrain, faisant fi du dénivellé. Je pense qu'ils sont pas inquiets que la terre arables soit lessivée par la pluie, il doit y en avoir une sacrée couche.
changement de minibus : cette fois, je suis seul à aller au plateau d'Ijen.
5 heures de route, encore que les 2 dernières, la route était tellement ravinée qu'on aurait dit une piste.
Et une impression de bout du monde.
Le plateau a l' air abandonné, il en est rien, sous les grands arbres épars poussent des caféiers.
Arrivée au Catimore Home stay, on est quand même une dizaine.

Réveil à 4 h, m'a prévenu mon chauffeur.
Bonne nuit.


Voyage vers Bromo


Lundi 21 novembre 2011

Mon excursion de 3 J / 2 N doit me mener de Jodja à la porte de Bali, en passant par le Bromo, et Kawak Ihjen.

Pick up prévu à 8 h devant ma G.H.
Je m' en doutais qu'il aurait du retard, de devoir ramasser tous mes autres compagnons de route.
Le retard n'était pas dû à cela, car j' étais seul à bord.
On a quand même encore chargé un deuxième passager, un jeune allemand de Karlsruhe (hein que le monde est petit).

Et nous voilà parti.

Notre véhicule, IZUKU 12 places, avec un moteur de tracteur (car il était bruyant) avait toutes les vitres couvertes d'un film anti-soleil (y compris le pare brise, sauf une bande de 20 cms) : donc pas de photos.

On est sorti de Jodja à 9 h du matin... pour finalement arriver à près de 21 h à l'hôtel où nous devions passer une brève nuit.

Que dire de la route ?
Elle était en permanence, ou presque à 3 ou 4 voies, mais ça n' avançait pas.
Je pense que la vitesse max atteinte devait être 60 km/h, et pourtant j'avais l'impression que notre chauffeur prenait des risques inouïs, genre dépasser sur la 4ème voie ou sur la gauche (on roule à gauche ici).
C'est dû à la présence d' énormément de camions ; de gros camions avec remorque, bâchés et sanglés ou de plus petits, souvent agricoles, transportant la récolte du jour (mais, choux, cannes à sucre...) coiffés par quelques locaux hilares.

Le paysage : des rizières et encore des rizières, mais aussi du mais (à tous les stades de développement, de la canne, des légumes).

Ce fut une rude journée, et encore j'ai de la chance que le minibus fut vide, j'ai pu me coucher, changer de positions...tellement j'avais mal au cocsis.

Arrivée à l'hôtel, petit briefing du lendemain matin.
Réveil 3H30, départ en Jeep pour le Point of view.
Puis re-jeep pour aller au pied du Bromo
escalade du cratère
Retour à l'hotel à 9 h pour le petit dèj.
10 h départ.

Allez vite, je vais me coucher, y a pas une minute à perdre !!