mercredi 13 avril 2011

Mercredi 6 avril : en route pour Fès

Npus prenons un petit dej dans un grand bar, très joli. On a trouvé un nouveau petit boulot : loueur de journal (autres metiers : vendeur de cigarette à l'unité, cireur de chaussure, ...)

Pour la petite distance entre Meknes et fès (65 kms), nous optons pour le train. Pour 10 dhs de plus, nous avons voyagé en 1ère. Comme les bus, la ponctualité n'est pas de mise... mais bon, on est au maroc;
On a trouvé un hotel près de la gare, dans ville nouvelle.

Nous entrons dans la médina par la porte Bab Bou Jeloud
Direction la médina et son souk. Cette médina est immense et est inscrite au patrimoine de l'UNESCO.





Nous entrons dans la médina par la porte Bab Bou Jeloud  et allons nous perdre dans le souk. La médina est divisée par secteur d'activité, les tanneurs, les teinturiers, les dinandiers, les tailleurs etc...



Nous avons pris un thé à la menthe sur une terrasse sur le toit







L'âne est indispensable dans les médinas car les rues sont très étroites et donc ce sont eux qui transportent toutes sortes de marchandises.




Mardi 5 avril : Meknes

Toute une journée à visiter Meknès. Il s'agit de la 4ème ville impériale. Classée au Patrimoine de l'Humanité par l'Unesco, la vieille ville est entourée de fortifications et possède de nombreux monuments.
On a attaqué notre journée par la visite du mausolée Moulay ismail.
On a longé le Palais Royal et son golf.
On se plaint des dépenses de notre Président. Au Maroc, dans chaque ville, ou presque, il y a un Palis Royal. Entretenu, gardienné, ils servent à l'occasion du passage de M6. Celui de meknes a son golf 9 trous, celui de Fès a une superficie de 80 hectares, avec ses fameuses portes... bien sur interdit d'accès au public.
au lieu de décrire tous les endroits visités, quelques photos




 En fin d'après midi, le vent s'est levé : une sorte de tempête de sable. Le ciel était jaune, une visibilité réduite, l'air poisseux : étrange impression;

Lundi 4 avril : toute une journée de bus

On remonte vers le Nord, vers notre avion. Nous avons donc acheter un billet pour un bus de jour vers Meknes. Il existe un bus de nuit Supratours (départ 9h du soir, arrivée à 5h du mat), mais Evelyne ne veut pas voyager de nuit : qu'est ce qu'on fera à 5 h du mat à Meknes ?
Ce devait être un beau bus et un trajet de 8 heures.
Erreur : c'était un bus ayant déjà vécu et qui a mis près de 12 h pour faire les 455 kms.
mais surtout, c'était un vrai bus marocain. Parti en retard, il n'a pas fait 1kms qu'il charger déjà des nouveaux passagers. Par moments, il y avait 50 passagers assis...et 50 passagers debout. Le chauffeur, barbu avec son petit bonnet, roulait à tombeaux ouverts avec des grands coups de klaxon, en écoutant de la musique arabe à plein pot. Ambiance ... Une chance que j'avais mon MP3 pour écouter autre chose !!!

Les paysages sont très variés. Au sud, on traverse de grandes étendues de désert. Il y a vingt ans cette route était à une voie. Pour croiser, chaque véhicule mettait ses roues droites sur l'accotement stabilisé. Aujourd'hui la route est à deux voies et on a même vu un chantier de construction d'un pont de plusieurs dizaines de mètres pour traverser un oued.
A midi, notre bus s'est arrêté au milieu de nulle part pour se ressourcer. 4 - 5 restaurants, des dizaines de carcasses de chèvre accrochées en devanture, des barbecue qui fument. Du vrai, de l'authentique !!!.

Après ce répit, notre route s'est encore élevé et la végétation a complètement changé. On a traversé un haut plateau (proche de 2000 m) avec des prairies d'alpage chargées d'énormes troupeaux de moutons, avec quelques buttes encore couvert de neige.
Un dernier col et on attaque l'anti atlas. Très vert, avec des forets de grands arbres (cèdres, chênes-liège)
Les maisons aussi ont changé : beaucoup ont des toits bi-pente couverts de tuiles rouges.

On se croirait à la maison.
On arrive finalement à Meknes, grande ville de plus de 700 000 habitants.
petit taxi (les taxis au nord mettent leurs compteurs, sans rechigner, ce qui n'est jamais possible d'obtenir au sud : donc taxi très peu chers) pour nous emmener à l'hôtel Ouislame. Notre hôtel est proche de la gare pour aller à Fès dans deux jours.


mardi 12 avril 2011

Dimanche 3 avril : Gorges du Todra

Les gorges se trouvent à environ 15 kms de Tinehir. On prend un grand taxi pour y aller. Sur la place, de nombreuses vieilles Merco patientent. J'ai l'impression que toutes les vieilles merco, après 25 à 30 ans de service en Europe viennent prendre leurs retraites au maroc. Donc, on est à trois devant et 4 passagers à l'arrière. Ils ont remplacés les accoudoirs par des sangles pour gagner quelques précieux centimètres.
Juste bon pour quelques kms, sûrement pas pour des centaines de kms comme  le font certains.


Retour prévu à pied à travers la palmeraie...mais au bout de quelques kilomètres, Evelyne avait mal aux pieds. De retour sur la route, on voulait arrêter un taxi, mais c'est dimanche, pas de taxi ou alors complet.
On a fini par faire du stop...et on s'est retrouvé dans le coffre d'une fourgonnette.

Samedi 2 avril : direction Gorges du Todra

Retour vers Ouarzazate pour rendre notre Logan. On reprend notre bus supratours. Départ prévu à 13 h pour parcourir 170 kms jusqu'à Tinehir. On est arrivé vers 18 h ; chercher l'erreur. Les paysages au alentour de Skoura (le début de la vallée du dadès) sont très jolis...après on a trouvé moins beau, trop construit, trop anarchique.
Notre bus nous dépose à la gare des bus, qui est aussi la gare des grands taxis. Bien sur, à cette heure tardive tous les hommes du village sont déjà dans la rue. On trouve notre petit hôtel local, l'Hôtel de l'Avenir, propre et pas cher mais Wc et douche sur le palier. On peut pas tout avoir. Le taulier n'a pas pu s'empêcher de nous emmener au mellâh (le quartier juif!!!), en clair on a eu droit à la visite d'une fabrique de tapis.
Mohamed, un marocain ayant posé du carrelage en France pendant 20 ans, nous a expliqué les textures, les motifs, les colorants... pour la nième fois.

Vendredi 1 avril, direction le Désert

Notre objectif de la journée : aller voir le désert, à défaut la vallée du Draa et Zagora.
On récupère notre Logan et au lieu de se diriger plein Sud, nous partons d'abord vers le Nord, voir Ait Ben Haddou, classé au patrimoine de l'Unesco depuis 1987.
je vous laisse lire http://www.ait-ben-haddou.com/topic/index.html



En 1992, ma fille de 12 ans, Violette, y avait fait une insolation, et plein de portes s'était ouvertes pour nous venir en aide : je pense qu'aujourd'hui peu de maisons doivent encore etre occupées.

On reprend la route, direction Zagora. La sortie de Ouarzazate est très impressionnante : on traverse une montagne extraordinaire, d'une couleur, d'une structure... un régal pour un géomorphologue.

et à la sortie de cette montagne, hyper aride, des palmeraies tapissent le fond de la vallée.Les villages sont légèrement en hauteur, de la couleur du relief, avec des canaux d'irrigation de partout. Beaucoup de ksar sont visibles : on a du mal à s'imaginer qu'au XXI siècle, des gens habitent dans ces maisons en terre crue et aussi qu'autant de personnes puisent vivre de si peu de terre arable et irrigable.
Dommage, j'ai pas fait de photos des maisons.
Arrivée à Zagora, les premières dunes sont encore à 25 kms, bon, on laisse tomber.
Zagora est quand même la dernière ville avant RIEN, ou plutot 52 jours de caravanes pour Tombouctou.
On a passé la nuit à Agdz, un village entre Zagora et ouarzazate, paradoxalement avec plein de camping et quelques jolis riads (malheureusement tous complets), donc on s'est retrouvé dans un hôtel quelconque.
Par contre sur la place du village on a trouvé un petit restau, où on a mangé une très bonne harira et une très bonne tajine, à un prix dérisoire.

dimanche 10 avril 2011

Jeudi 31 mars 2011

Réveil matinal : on a notre bus Supratours à 8 H 30. (on a un petit faible pour cette compagnie : les bus sont modernes et confortables...et la gare des bus supratours n'est pas loin de notre hotel, pas mélangée avec les autres Cie, donc moins populeux)
Petit déj dans la cour de l'hôtel, du basique, copieux et ...pas trop cher. Notre hôtel, Le Toulousain, nous a coûté 230 dirhams la nuit avec petit-dej et Wifi. Il est vrai que les chambres sont carrelées jusqu'à une hauteur de 2 metres, ça fait prison... mais c'était propre. Donc Bon rapport Qualité/Prix.
Allez on se traîne nos sacs roulettes jusqu'au bord de la rue Hassan II, un taxi ... et nous voilà à la station.
Comme à l'aéroport, y faut enregistrer son bagage (5 dhs)... et on attend. Bien sur, notre bus aura une demi heure de retard, ce qui nous a permis de tâter l'ambiance. On a vu le bus "Confort Plus" pour Essaouira, un bus à 32 places, avec seulement 3 sièges par rangée : que des occidentaux à bord. Il part à 8 h 40 et reviens vers 18 h : parfait pour une excursion au bord de mer.
Il y avait aussi un bus pour Dakla, 1000 kms, à la frontière de la Mauritanie, que des locaux.

On a traversé la ville, puis ce qui reste de la Palmeraie, puis le fond de la vallée. On attaque enfin le Haut Atlas. On a fait une pause à Taddert (1650 m d'alt) : il est surprenant de trouver au maroc une barrière de neige (une vraie barrière qu'on ferme en cas de neige). Normal, car on va attaquer le col du Tizi n Tichka, à près de 2300 m d'alt, y faut se souvenir que Val Thorens se trouve à cette altitude !!!;
La montée a été spectaculaire entourée des pics enneigés à près de 4000 m et régulièrement des petits villages avec des taches de verdure.
Une fois le col passé, des grandes lignes droites traversent un paysage style western ( de grandes plaines avec des mesas de couleur  ocre rouge

On arrive enfin à Ouarzazate (aller la blague : voir zazate et mourir)
Le paysage a favorisé le cinéma :  de nombreux films y ont été tournés, derniers en date, Asterix ou Indigène. On trouve à l'entrée de ville des studios à visiter, avec les restes du décor d'astérix.
A l'arrivée du bus, une voiture nous attendait pour nous emmener à l'hôtel que j'avais réservé : on a compris plus tard que peu de voyageur individuel venait à ouarzazate
après avoir déposé nos sacs, on a réservé le bus pour après demain et un voiture pour demain.
Ensuite, on a visité la Kasbah locale, construite au 19ème siècle par un seigneur local, Le Glaoui. Le palais est composé de nombreuses pièces. Tout est construit en brique de terre non cuite et de roseaux. Des pierres, du roseau protège le haut des murs mais en cas de forte pluie, le risque d'éboulement est important.







Retour à l'hôtel,d'une 50aine de chambres, on devait être les seuls clients !!!