mercredi 30 novembre 2011

LOVINA 2


26 27 28 novembre 2011

Finalement, je suis arrivé le 23 fin d'aprèm et reparti le 29 au matin.

Qu'ai je fait pendant ces 5 jours ; finalement pas grand chose.
j'ai épuisé mon stock de livres devant la piscine (et je l'ai renouvelé à la bibliothèque de l'hôtel).

j'ai fait de longues promenades autour du village, en bord de mer.

J'ai fait une sortie snorkeling, la sortie « Dauphins » et une escapade en motorbike à l'intérieur des terres.

Commençons par les dauphins.
Une fois de plus, départ à 6h du matin.
Bien sur la rue qui même à la mer est déjà pleine de vie : des touristes mais aussi bcp d' autochtones.
On file vers les prahu, ces espèces de bateaux locaux, minces avec flotteurs.
Je partage le mien avec une jeune russe.

Les bateaux sont poussés à la mer, on démarre les moteurs et c'est parti.
Le moteur est étrangement similaire au moteur de ma motobineuse, loin des gros moteurs des long-tail thailandais.
On se dirige vers le large, et au bout d'un ¼ d'h, on voit la première nageoire dorsale d'un dauphins
Finalement près d'une cinquantaine de bateaux se trouve sur zone.

Les dauphins,eux, sont par groupe de 6 à 10 : on les voient par intermittence, et quand un bateau s'approche trop près, ils plongent....

j'ai remarqué de nombreux tout petits, nageant près d'un adulte.
De temps en temps, un dauphins sautait tout à fait hors d l'eau.
Ça a l' air de rien, mais pour faire la photo, y faut être rapide, alors de là à faire la photo du dauphin sautant hors de l'eau, y faut être devin..

Très joli

Une après midi, je me suis arraché du bord de la piscine pour aller faire mon snorkeling;
J'avais initialement prévu de me mettre à l'eau près des hôtels, mais il n'y avait personne à l'eau, pourtant sans vague.
donc j'ai acheté l'excursion.
Le jeune m'a emmené au-dessus du récif et m'a dit : c'est ici, regardez tous les poissons.
J-ai enfilé ma life-jacket et me suis mis à l'eau.
Il devait y 5-6 mètres de fond, mais la visibilité était parfaite.
bien sur, toutes sortes de poissons, des jaunes, des bleus, les ventrus, des joufflus...
pas de photos
En ce qui concerne les coraux, ils avaient l' air d' être en bonne santé, mais aucune végétation, comme j'ai pu en voir au large de Nah-trang.
Joli sans plus

Avec ma mobylette, je suis parti à la découverte des temples des rizières et de la montagne.

j'ai trouvé des temples, mais pas ceux décrits dans mon guide-book.
Finalement, il y a des temples à chaque coin de rue.


J'ai longé le bord de mer, il y a des hôtels de partout...je pense réservé à la clientèle locale...je ne sais pas comment des occidentaux pourraient y venir.

Ensuite, je suis parti vers la montagne et arrivé au milieu e nulle part.
même loin de la route carrossable, tout est habité et cultivé.

On trouve des vergers de manguiers, des plantations de caféiers, des girofliers,

par contre, je devais visiter une source d'eau chaude avec des bassins...pas trouvé!!!
Le problème, rien n'est indiqué, ou alors en version originale, non sous-titrée.
A Lovina, ils vendaient une excursion dans ces montagnes, et je suis arrivé à la conclusion qu'il est impossible de le faire tout seul : il n'y a pas non plus de cartes Michelin !!

Pour se relaxer, Lovina est idéal, mais plus de quelques jours, on risque de s'ennuyer.


lundi 28 novembre 2011

LOVINA


Vendredi 25 novembre 2011

J' attaque mon deuxième jour à Bali, plus précisément à Lovina.

Bali est fort différent de Java.
Je pense que la raison essentielle est la religion.
Il s'agit d'une sorte d' hindouisme, superposée à la religion animiste d'origine.
Pour moi, ce qui est marquant, c'est l' omniprésence de petits autels, de statues ceints d'un tissu jaune et d'un tissu à damier blanc et noir, souvent surmontés d'une ombrelle. Bien sur, près de ces lieux de culte, on trouve des offrandes (fleurs, fruits, bougies, encens) pour rendre hommage aux dieux et esprits du lieu. Mais on trouve aussi des offrandes à terre, pour amadouer les mauvais esprits.
Et tout ça se fait avec une ferveur inimaginable pour un occidental.

Lovina, l'endroit où je me trouve, est en fait le regroupement de plusieurs petits villages, sans vraiment un centre. Le tout s' étire sur une dizaine de kms.
Je suis au village de Kalibukbuk, qui est l'endroit le plus animé. Deux rues, perpendiculaires à la mer, regroupent une vingtaine de restaurants et bars ainsi que quelques hôtels.
La plage de sable gris est plutôt sale, même devant les hôtels.
j'ai longé le bord de mer et rapidement, pour ne pas dire tout de suite, les cabanes des pécheurs alternent avec des hôtels ou des appartements pour occidentaux.
J'ai vu plusieurs appartements en vente (à partir de 79000 dollars australiens, soit 60000 €) au bord de mer, avec piscine...
pour nous, c'est un peu loin pour le W-E !!
l'autre chose qui m'a marqué est la forme de leur barque de pêche. Dotée de deux balanciers, elles sont très étroites et prévues pour avancer avec une voile latine. Par modernité, ou efficacité, on a greffé dessus un support pour fixer un moteur « long tail ». J'ai eu beau surveiller, je ne les ai pas vu partir en pêche, ni le soir, ni le matin (il est vrai que je suis passé à la plage à 9H30).
L' attraction touristique majeure de Lovina sont les dauphins.
De partout, on vous propose de vous emmener les voir, tarif unique non négociable 60 000 idr, soit 5 €). Bon j'irai un de ces 4 matins.
Pour le moment, je passe mon temps entre la piscine, ma chambre pour me raffraichir et les promenades alentour.

Les vacances, quoi.




mercredi 23 novembre 2011

KAWAK IJEN

mercredi 23 novembre 2011

Réveil tardif : on a frappé à ma porte qu'à 4h30.
Départ à 5h15.
Finalement j'ai vu que notre Homestay faisait partie intégrante d'une fabrique de café.
A 5h15 du mat, la rue est pleine de vie.
Des armées d' ouvriers rentrent dans les champs avec pioche et seau.

On roule très peu de temps dans les plantation et mon chauffeur s'arrete pour me dire : « Voila, il est la le chemin et le volcan est au bout, rdv à 10h »

Je commence ma montée à 1800m et le cratère se trouve à 2300 m.
Ca monte sec, mais c'est faisable par tout un chacun.
Des mineurs me dépassent dans la montée avec leurs deux paniers en balancelle sur le dos. C'est vrai qu'ils sont en bottes de plastique, ça doit des bottes de 7 lieux !!
D'autres descendent déjà avec leur chargement du précieux minerai.
Ils reposent quand même de temps en temps leur chargement pour souffler un peu, et me demander une cigarette, un bonbon ou un biscuit.
Ils m' expliquent que le poids varie entre 85 et 100 kgs, qu'ils font deux trajets par jour.

En chemin, je vois des gibbons qui sautent d'un arbre à l'autre, mais difficile à photographier car ils relativement loin et ils bougent tout le temps.

Je finis par arriver au sommet, et je n'avais encore rencontré aucun occidental, mais le paysage alentour est magnifique.

Je me disais que je devais être parti vraiment de bonne heure... et ben non, quand j' arrive au bord du gouffre une ½ douzaine en sortent déjà, et en plus des français. ils m' expliquent qu'en bas la fumée de soufre est insupportable, qu'il faut impérativement un masque...(sans me proposer le leurs, dont ils n'avaient plus besoin puisqu'ils sortaient..;ah ces français).
J' entame ma descente.
Impressionnant.
Il y a une quantité de mineurs qui remontent, une queleuleu de petites fourmis jaunes.

Et en bas, je vois le lac, vert jaune entouré de hautes falaises et dans un coin, la marmite d' enfer.

Je continue de descendre... je suis maintenant à coté du coeur de la mine.
Le minerai sort de la montagne liquide, des tuyaux/tonneaux servent d'évents.
Les mineurs, avec une barre à mine, extraient des bouts de plaques qu'ils mettent dans leurs paniers.

L'un d'eux va me chercher une stalactite de soufre.
j'ai de la chance : le vent souffle la fumée dans l'autre sens.
EXTRAORDINAIRE

je ressors du trou, en suivant ces forçats du soufre.


Arrivée en haut, plus de touristes, mais toujours bcp de français;
Je pense que c'est la faute de Nicolas Hulot qui a du faire un reportage : plusieurs mineurs me citaient son nom quand je disais être français.

En voiture, on prend un autre chemin pour rejoindre le port des ferry pour Bali.
La route est toujours aussi mauvaise mais la foret est très sauvage;
je suis impressionné par d'énormes fougères arbustive. Dans mon petite enfance, on se chauffait au charbon et je trouvais souvent des fossiles de fougères. De les voir aujourd'hui, tellement nombreuses et grandes éveillent pleins de souvenirs.
mais il y a aussi de grands arbres, avec pleins de plantes épiphytes : pour les amateurs d' orchidées, il soit y en avoir pleins.

plus bas, à nouveau des caféiers, puis des girofliers.

Je n'en avais jamais vu. Vous pouvez lire avec intérêt wiki
http://fr.wikipedia.org/wiki/Giroflier


Mon chauffeur me dépose au port, je grimpe sur un ferry (6 000 idr pour la traversée) et au bout d'une heure, je suis à Bali.

Je trouve rapidement le terminal de bus (à 500 m) et le bus pour Lovina.
Lovina est une petite station balnéaire, au nord, calme et paisible, surtout connue pour ses dauphins.

Je sors du bus...et me dirige vers un des hôtels que j'avais repéré sur L.P.
Ce sera le Rini Hotel : petit bungalow perdu dans un superbe jardin avec un belle piscine, à 150 000 idr.

Plus de détails sur Lovina au prochain message





BROMO



mardi 22 novembre 2011

3h15, on tambourine à ma porte.
Je me lève difficilement et je m' habille chaudement, car on est à 2500 m d'altitude.
Je m' avale un pain au chocolat que j'avais acheté en prévision (je ne peux pas marcher sans combustible!!)
Le 4 X 4 nous attends dans la cour, pas des jeep mais des vulgaires toyota Landcruiser court, 3 places à l'avant, 4 à l'arrière sur 2 banquettes latérales.

L'allemand et une autre routarde n'avaient pas acheté l'option « jeep », ils les ont jeté au bord du cratère, leur disant de suivre des pierres blanches et ramassage au même endroit à je ne sais plus quelle heure.

Je suis obligé de vous décrire le Bromo pour bien comprendre.
Dans l' immense caldeira de 10 kms de diamètre d'un ancien volcan sont sortis 3 volcans plus jeunes, dont le cratère du Bromo et le cône du Batuk.

Nous suivons avec nos jeep le bord du vieux cratère pour atteindre le Gunung Penanjakan, d'où suivant tous les guides papier, on a la meilleure vue pour le levée du soleil.
Bien sur, la jeep nous dépose un km avant le point of view et une foule de locaux nous attendent pour proposer de nous acheminer ce dernier km à dos de cheval.
Une fois en haut, idem, y sont tous là à nous proposer du café, thé...

Tout le fond du cratère est tapissé de nuages, et en face de nous, le Bromo, Batok et au fond, majestueux le Semeru, qui lâche un panache de fumée toutes les 20 minutes.
Très joli, et on était juste une centaine de touristes.
Le problème, c'est que le soleil se lève à l'est et le bromo est au sud par rapport au belvédère !!. Donc toutes les couleurs magnifiques, etc, nada.

On reprend la jeep pour aller sur le fond de la caldeira du volcan primitif, une immense surface de sable noir et devant nous, émergeant du brouillard les 2 volcans.
Une fois de plus on nous dépose à 1 km de l' escalier pour accéder au cratère du bromo.
la proposition acheminement équestre est présente, mais on se sent pas harcelé...même si bcp choisissent la facilité, car la montée dans le sable noir est un peu pénible.
Et me voilà devant 253 marches pour accéder au cratère.
petit reproche : la dernière éruption ayant rejeté quelques cendres date de plus d'un an, quelqu'un aurait pu prendre une pelle pour dégager correctement toutes les marches.

Je monte les fameuses marches et me voilà, devant énorme cratère,dont on ne voit pas le fond, et qui émet quelques fumerolles.
Impressionnant.

Retour à l'hôtel.
J'ai eu loisir de discuter avec l' allemand, qui contrairement au guides, n'a eu aucune difficulté à grimper sur le bromo en traversant la mer de sable... et lui a pu se placer pour avoir des photos du levée du soleil sur le cratère.

Donc, mon conseil serait de garder ses 8 Euro de la prestation jeep, et fuir la cohue et de vivre un grand moment en quasi solitude.

Je tairais le petit dèj minable, le retour sans encombre à Probollinggo.
Probollingo est quasiment au niveau de la mer et notre hotel à 2500 m. Cette montagne est cultivé partout. Ici de grandes étendues d' oignons, là des choux...la particularité était que les champs n'étaient pas en étage, mais plantés dans le sens du terrain, faisant fi du dénivellé. Je pense qu'ils sont pas inquiets que la terre arables soit lessivée par la pluie, il doit y en avoir une sacrée couche.
changement de minibus : cette fois, je suis seul à aller au plateau d'Ijen.
5 heures de route, encore que les 2 dernières, la route était tellement ravinée qu'on aurait dit une piste.
Et une impression de bout du monde.
Le plateau a l' air abandonné, il en est rien, sous les grands arbres épars poussent des caféiers.
Arrivée au Catimore Home stay, on est quand même une dizaine.

Réveil à 4 h, m'a prévenu mon chauffeur.
Bonne nuit.


Voyage vers Bromo


Lundi 21 novembre 2011

Mon excursion de 3 J / 2 N doit me mener de Jodja à la porte de Bali, en passant par le Bromo, et Kawak Ihjen.

Pick up prévu à 8 h devant ma G.H.
Je m' en doutais qu'il aurait du retard, de devoir ramasser tous mes autres compagnons de route.
Le retard n'était pas dû à cela, car j' étais seul à bord.
On a quand même encore chargé un deuxième passager, un jeune allemand de Karlsruhe (hein que le monde est petit).

Et nous voilà parti.

Notre véhicule, IZUKU 12 places, avec un moteur de tracteur (car il était bruyant) avait toutes les vitres couvertes d'un film anti-soleil (y compris le pare brise, sauf une bande de 20 cms) : donc pas de photos.

On est sorti de Jodja à 9 h du matin... pour finalement arriver à près de 21 h à l'hôtel où nous devions passer une brève nuit.

Que dire de la route ?
Elle était en permanence, ou presque à 3 ou 4 voies, mais ça n' avançait pas.
Je pense que la vitesse max atteinte devait être 60 km/h, et pourtant j'avais l'impression que notre chauffeur prenait des risques inouïs, genre dépasser sur la 4ème voie ou sur la gauche (on roule à gauche ici).
C'est dû à la présence d' énormément de camions ; de gros camions avec remorque, bâchés et sanglés ou de plus petits, souvent agricoles, transportant la récolte du jour (mais, choux, cannes à sucre...) coiffés par quelques locaux hilares.

Le paysage : des rizières et encore des rizières, mais aussi du mais (à tous les stades de développement, de la canne, des légumes).

Ce fut une rude journée, et encore j'ai de la chance que le minibus fut vide, j'ai pu me coucher, changer de positions...tellement j'avais mal au cocsis.

Arrivée à l'hôtel, petit briefing du lendemain matin.
Réveil 3H30, départ en Jeep pour le Point of view.
Puis re-jeep pour aller au pied du Bromo
escalade du cratère
Retour à l'hotel à 9 h pour le petit dèj.
10 h départ.

Allez vite, je vais me coucher, y a pas une minute à perdre !!

dimanche 20 novembre 2011

JODJA 2


dimanche 20 novembre 2011

Satisfait de son oeuvre, il se reposa le septième jour (je parle de Dieu).
Mais j'en fis de même aujourd'hui, du moins pas grand chose au programme.

Petit dèjeuner à ma nouvelle GH, rien que du classique : 2 toasts, beurre, confiture et une assiette de fruits.

Je parti d'un bon pas, en direction du marché aux oiseaux, que j'avais loupé l'autre jour.

J'ai fini par trouver... l'endroit est effectivement neuf.
Ils ont même prévu un énorme parking ... de mobylettes, agrémenté de statues d'oiseaux.

Les baraques sont neuves et l'ensemble est bien organisé.
Tout d'abord, des cages, petites ou grandes, rondes ou carrées, en bois ou en métal, brutes ou savamment décorées. Plus les accessoires : mangeoires, abreuvoirs, couvre-cages...


Plus loin, on commence à rentrer dans le vif du sujet. Il faut de la nourriture pour ces bêtes, des graines allant du mais à des choses toutes petites, mais aussi des insectes (fourmis, mouches, guêpes...) ou des plateaux de larves ou des fruits.

Ensuite on trouve des animaux de compagnie, un peu spéciaux.
Des serpents, des lézards, des chauve-souris, des souris, des rats, des hamsters et même des bernard-l'hermitte dans leur maison bariolée.

Alors les oiseaux, des petits à l'unité ou en cage de cent, des perruches, des perroquets, des mainates, des gros, des petits, des rouges, verts, jaunes...
Un nombre de « modèle » impressionnant, j'ai juste vu des choses peu communes : des hiboux, des mésanges grises, des corbeaux.

Et bien sur, beaucoup de monde, je veux de locaux, car je devais être le seul occidental.

Après une petite promenade à travers la ville, j'ai mangé une meat ball soup à un warung (restau de rue) ...et il s'est mis à pleuvoir.

Entre 2 averses, j'ai réussi à rentrer sec au sec, en me disant que je ressortirai dès que ce sera levé, pour aller visiter le quartier des bijoutiers d'argent.
EH ben non, il a plu toute l'après-midi et il pleut encore.

J'avais lu dans les guides que la saison humide à java se réduisait souvent à une forte pluie en fin de journée, mais qu'on pouvait profiter de la majeure partie de la journée.

pas de chance pour moi, c'est mon 3ème jour de pluie non stop en 15 jours.

J'ai réservé un tour (3 J / 2 N) pour aller visiter le volcan Bromo et le plateau d'Ijen, puis direction Bali, où j'espère il fera meilleur.

samedi 19 novembre 2011

BOROBUDUR

Samedi 19 novembre 2011

Un classique : mon petit dèj;

Du riz genre riz au lait, mais salé, avec des bouts de poulets, des légumes et des chips locales.

Après ce régal, direction Borobudur.
je pourrai vous laisser vous débrouiller avec wiki :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Borobudur

mais je n'en ferai rien,car je vous sais friand de mes commentaires.

Ce temple a été construit aux environs de l'an 800 (sacre de Charlemagne), peu ou prou en même temps que Prambanan, mais 200 ans avant Angkor et le début des cathédrales date de 1400 - 1500.

La façon de construire est tout à fait original, car le temple couronne une colline (comme une couronne dentaire).
Il mesure 121 m X 121 m et fait 35 m de haut.
Il a fallu assemblé plus de 2 000 000 de blocs de pierre de laves.
Vue du monument avec la porte Est.
L'édifice est structuré en 9 terrasses (6 rondes et 3 carrées), le tout coiffé d'un stupa. En fait de stupa, il y en a 73 en tout sur les derniers niveaux (36 + 24 + 12 +1). Construite en pierre ajouré, chacune contient la statue d'un Boudha.
Non ce n'est pas un Boudha qui s'est échappé, ce n'est que moi, avec un sarong, obligatoire.

Les murs des niveaux inférieurs sont sculptés et racontent ... la vie de Boudha. Il y a près de 5 kms de sculptures.



Tout ça fait que c'est le plus grand monument bouddhique au monde.

On peut donc voir ce monument comme un livre, qui écrit la vie de Boudha, avec dans les dernières terrasses, les statues dans les différentes positions, pour arriver au sommet au nirvana.
On rentre dans le monument par la Porte Est (Lever du Soleil, début de la vie), et on tourne sur les différentes terrasses dans le sens de l'aiguille d'une montre, pour ressortir par la porte Nord.

La vue de haut évoque un énorme mandala.

Ce monument a été abandonné vers l'an 1000 mais retrouvé en 1814 par Sir Raffles, le fondateur de Singapour.

Le monument était envahi par la foret et recouvert de cendres.
Il fut restauré entre 1973 et 1983, mais fut victime d'un attentat islamique en 1985.
Il est aujourd'hui le monument le plus visité en Indonésie (2,4 millions de personnes, dont 20 % d'étrangers)
Comme souvent, il y a un tarif domestique (20 000 idr) et un tarif étranger (135000 idr soit près de 12 euros) ce qui n'est pas donné.
De plus pour accéder et repartir, on est obligé de passer par une zone "commerciale" de plusieurs centaines de cabanes vendant du batik, souvenirs, boissons et autres gadgets. Une fois de plus le site est clôturé, paysagé et propre, mais manquant à mon sens d'âme.
le summun du "parfait touriste" est de venir voir le sunrise.
Tous les hôtels, agences de Jodja proposent cette excursion.

J'ai préféré le scooter, ce qui m'a permis de visiter deux autres petits temples à proximité, dont celui de Mendu, avec ce superbe Boudha de 3 m posant les pieds à terre (très rare, y en a aussi un à Ventiane, Laos)


Et de visiter la campagne environnante, particulièrement bucolique.
je ne me lasse pas des champs de riz, bordés de cocotiers, avec des petits villages.

Il m'a fallu près d'une heure pour faire la trajet du matin et je pense que j'ai rattrapé 50 ans d'abstinence au tabac.

mais le pire fut le chemin du retour.
Il s'est mis à pleuvoir : je me suis abrité. Au bout d'une heure, je me suis lancé et je suis arrivé sans plus un fil de sec sur moi.
Il est vrai que lorsqu'il fait 30 ou 35 °, ce n'est pas si pénible.
En france, pour moins que cela, même les voitures arrêtent de rouler, c'est dire.


Ce soir, j'ai, à nouveau rencontrer, Sophie, 26 ans, de Belgique.
Elle s'était brulé le mollet en descendant de mobylette chez Yudi. Pas de chance, la plaie s'est infectée : elle prend des antibiotiques mais a du mal à marcher, donc elle est cloitrée ici à Jodja pendant une dizaine de jours.

demain, je reste encore ici, sans programme établi, car il est difficile de circuler en Indonésie le W-E, les transports de dernière minute sont quasiment impossible.