mardi 22 novembre 2011
3h15, on tambourine à ma porte.
Je me lève difficilement et je m' habille chaudement, car on est à 2500 m d'altitude.
Je m' avale un pain au chocolat que j'avais acheté en prévision (je ne peux pas marcher sans combustible!!)
Le 4 X 4 nous attends dans la cour, pas des jeep mais des vulgaires toyota Landcruiser court, 3 places à l'avant, 4 à l'arrière sur 2 banquettes latérales.
L'allemand et une autre routarde n'avaient pas acheté l'option « jeep », ils les ont jeté au bord du cratère, leur disant de suivre des pierres blanches et ramassage au même endroit à je ne sais plus quelle heure.
Je suis obligé de vous décrire le Bromo pour bien comprendre.
Dans l' immense caldeira de 10 kms de diamètre d'un ancien volcan sont sortis 3 volcans plus jeunes, dont le cratère du Bromo et le cône du Batuk.
Nous suivons avec nos jeep le bord du vieux cratère pour atteindre le Gunung Penanjakan, d'où suivant tous les guides papier, on a la meilleure vue pour le levée du soleil.
Bien sur, la jeep nous dépose un km avant le point of view et une foule de locaux nous attendent pour proposer de nous acheminer ce dernier km à dos de cheval.
Une fois en haut, idem, y sont tous là à nous proposer du café, thé...
Tout le fond du cratère est tapissé de nuages, et en face de nous, le Bromo, Batok et au fond, majestueux le Semeru, qui lâche un panache de fumée toutes les 20 minutes.
Très joli, et on était juste une centaine de touristes.
Le problème, c'est que le soleil se lève à l'est et le bromo est au sud par rapport au belvédère !!. Donc toutes les couleurs magnifiques, etc, nada.
On reprend la jeep pour aller sur le fond de la caldeira du volcan primitif, une immense surface de sable noir et devant nous, émergeant du brouillard les 2 volcans.
Une fois de plus on nous dépose à 1 km de l' escalier pour accéder au cratère du bromo.
la proposition acheminement équestre est présente, mais on se sent pas harcelé...même si bcp choisissent la facilité, car la montée dans le sable noir est un peu pénible.
petit reproche : la dernière éruption ayant rejeté quelques cendres date de plus d'un an, quelqu'un aurait pu prendre une pelle pour dégager correctement toutes les marches.
Je monte les fameuses marches et me voilà, devant énorme cratère,dont on ne voit pas le fond, et qui émet quelques fumerolles.
Impressionnant.
Retour à l'hôtel.
J'ai eu loisir de discuter avec l' allemand, qui contrairement au guides, n'a eu aucune difficulté à grimper sur le bromo en traversant la mer de sable... et lui a pu se placer pour avoir des photos du levée du soleil sur le cratère.
Donc, mon conseil serait de garder ses 8 Euro de la prestation jeep, et fuir la cohue et de vivre un grand moment en quasi solitude.
Je tairais le petit dèj minable, le retour sans encombre à Probollinggo.
Probollingo est quasiment au niveau de la mer et notre hotel à 2500 m. Cette montagne est cultivé partout. Ici de grandes étendues d' oignons, là des choux...la particularité était que les champs n'étaient pas en étage, mais plantés dans le sens du terrain, faisant fi du dénivellé. Je pense qu'ils sont pas inquiets que la terre arables soit lessivée par la pluie, il doit y en avoir une sacrée couche.
changement de minibus : cette fois, je suis seul à aller au plateau d'Ijen.
5 heures de route, encore que les 2 dernières, la route était tellement ravinée qu'on aurait dit une piste.
Et une impression de bout du monde.
Arrivée au Catimore Home stay, on est quand même une dizaine.
Réveil à 4 h, m'a prévenu mon chauffeur.
Bonne nuit.
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