mardi 12 avril 2011

Dimanche 3 avril : Gorges du Todra

Les gorges se trouvent à environ 15 kms de Tinehir. On prend un grand taxi pour y aller. Sur la place, de nombreuses vieilles Merco patientent. J'ai l'impression que toutes les vieilles merco, après 25 à 30 ans de service en Europe viennent prendre leurs retraites au maroc. Donc, on est à trois devant et 4 passagers à l'arrière. Ils ont remplacés les accoudoirs par des sangles pour gagner quelques précieux centimètres.
Juste bon pour quelques kms, sûrement pas pour des centaines de kms comme  le font certains.


Retour prévu à pied à travers la palmeraie...mais au bout de quelques kilomètres, Evelyne avait mal aux pieds. De retour sur la route, on voulait arrêter un taxi, mais c'est dimanche, pas de taxi ou alors complet.
On a fini par faire du stop...et on s'est retrouvé dans le coffre d'une fourgonnette.

Samedi 2 avril : direction Gorges du Todra

Retour vers Ouarzazate pour rendre notre Logan. On reprend notre bus supratours. Départ prévu à 13 h pour parcourir 170 kms jusqu'à Tinehir. On est arrivé vers 18 h ; chercher l'erreur. Les paysages au alentour de Skoura (le début de la vallée du dadès) sont très jolis...après on a trouvé moins beau, trop construit, trop anarchique.
Notre bus nous dépose à la gare des bus, qui est aussi la gare des grands taxis. Bien sur, à cette heure tardive tous les hommes du village sont déjà dans la rue. On trouve notre petit hôtel local, l'Hôtel de l'Avenir, propre et pas cher mais Wc et douche sur le palier. On peut pas tout avoir. Le taulier n'a pas pu s'empêcher de nous emmener au mellâh (le quartier juif!!!), en clair on a eu droit à la visite d'une fabrique de tapis.
Mohamed, un marocain ayant posé du carrelage en France pendant 20 ans, nous a expliqué les textures, les motifs, les colorants... pour la nième fois.

Vendredi 1 avril, direction le Désert

Notre objectif de la journée : aller voir le désert, à défaut la vallée du Draa et Zagora.
On récupère notre Logan et au lieu de se diriger plein Sud, nous partons d'abord vers le Nord, voir Ait Ben Haddou, classé au patrimoine de l'Unesco depuis 1987.
je vous laisse lire http://www.ait-ben-haddou.com/topic/index.html



En 1992, ma fille de 12 ans, Violette, y avait fait une insolation, et plein de portes s'était ouvertes pour nous venir en aide : je pense qu'aujourd'hui peu de maisons doivent encore etre occupées.

On reprend la route, direction Zagora. La sortie de Ouarzazate est très impressionnante : on traverse une montagne extraordinaire, d'une couleur, d'une structure... un régal pour un géomorphologue.

et à la sortie de cette montagne, hyper aride, des palmeraies tapissent le fond de la vallée.Les villages sont légèrement en hauteur, de la couleur du relief, avec des canaux d'irrigation de partout. Beaucoup de ksar sont visibles : on a du mal à s'imaginer qu'au XXI siècle, des gens habitent dans ces maisons en terre crue et aussi qu'autant de personnes puisent vivre de si peu de terre arable et irrigable.
Dommage, j'ai pas fait de photos des maisons.
Arrivée à Zagora, les premières dunes sont encore à 25 kms, bon, on laisse tomber.
Zagora est quand même la dernière ville avant RIEN, ou plutot 52 jours de caravanes pour Tombouctou.
On a passé la nuit à Agdz, un village entre Zagora et ouarzazate, paradoxalement avec plein de camping et quelques jolis riads (malheureusement tous complets), donc on s'est retrouvé dans un hôtel quelconque.
Par contre sur la place du village on a trouvé un petit restau, où on a mangé une très bonne harira et une très bonne tajine, à un prix dérisoire.

dimanche 10 avril 2011

Jeudi 31 mars 2011

Réveil matinal : on a notre bus Supratours à 8 H 30. (on a un petit faible pour cette compagnie : les bus sont modernes et confortables...et la gare des bus supratours n'est pas loin de notre hotel, pas mélangée avec les autres Cie, donc moins populeux)
Petit déj dans la cour de l'hôtel, du basique, copieux et ...pas trop cher. Notre hôtel, Le Toulousain, nous a coûté 230 dirhams la nuit avec petit-dej et Wifi. Il est vrai que les chambres sont carrelées jusqu'à une hauteur de 2 metres, ça fait prison... mais c'était propre. Donc Bon rapport Qualité/Prix.
Allez on se traîne nos sacs roulettes jusqu'au bord de la rue Hassan II, un taxi ... et nous voilà à la station.
Comme à l'aéroport, y faut enregistrer son bagage (5 dhs)... et on attend. Bien sur, notre bus aura une demi heure de retard, ce qui nous a permis de tâter l'ambiance. On a vu le bus "Confort Plus" pour Essaouira, un bus à 32 places, avec seulement 3 sièges par rangée : que des occidentaux à bord. Il part à 8 h 40 et reviens vers 18 h : parfait pour une excursion au bord de mer.
Il y avait aussi un bus pour Dakla, 1000 kms, à la frontière de la Mauritanie, que des locaux.

On a traversé la ville, puis ce qui reste de la Palmeraie, puis le fond de la vallée. On attaque enfin le Haut Atlas. On a fait une pause à Taddert (1650 m d'alt) : il est surprenant de trouver au maroc une barrière de neige (une vraie barrière qu'on ferme en cas de neige). Normal, car on va attaquer le col du Tizi n Tichka, à près de 2300 m d'alt, y faut se souvenir que Val Thorens se trouve à cette altitude !!!;
La montée a été spectaculaire entourée des pics enneigés à près de 4000 m et régulièrement des petits villages avec des taches de verdure.
Une fois le col passé, des grandes lignes droites traversent un paysage style western ( de grandes plaines avec des mesas de couleur  ocre rouge

On arrive enfin à Ouarzazate (aller la blague : voir zazate et mourir)
Le paysage a favorisé le cinéma :  de nombreux films y ont été tournés, derniers en date, Asterix ou Indigène. On trouve à l'entrée de ville des studios à visiter, avec les restes du décor d'astérix.
A l'arrivée du bus, une voiture nous attendait pour nous emmener à l'hôtel que j'avais réservé : on a compris plus tard que peu de voyageur individuel venait à ouarzazate
après avoir déposé nos sacs, on a réservé le bus pour après demain et un voiture pour demain.
Ensuite, on a visité la Kasbah locale, construite au 19ème siècle par un seigneur local, Le Glaoui. Le palais est composé de nombreuses pièces. Tout est construit en brique de terre non cuite et de roseaux. Des pierres, du roseau protège le haut des murs mais en cas de forte pluie, le risque d'éboulement est important.







Retour à l'hôtel,d'une 50aine de chambres, on devait être les seuls clients !!!

mercredi 30 mars 2011

mercredi 30 mars 2011 Marrakech



Un teinturier




Le temps passe vite : déjà 3 jours (disons 2 jours et demi)  passés à Marrakech.
Demain matin départ vers Ouarzazate.

Donc quelques réflexions que m'inspire cette ville.

J'ai été surpris par les voitures. Autant dans le sud, le choix des voitures particulières récentes semblait se limiter aux modèles de dacia, autant ici on trouve de tout, y compris de luxueuses berlines allemandes (mercedes Cls Amg, ou BMW M6)mais j'ai aussi vu  des voitures chinoises (une Geely et une Byd, le modèle copie conforme à la 107, C1).
A essaouira, on avait pris un petit taxi, une Logan, avec 243 000 kms, dont le chauffeur m'expliquait que c'était très costaud... ici, à Marrakech, on est monté dans une 205 diesel avec plus de 900 000 kms, il est vrai avec un deuxième moteur (qui lui avait coûté 500 € au remplacement)
Les progressions de renault sur le marché mondial risque de vite s'essouffler.
Et finalement, c'est le prix des réparations qui limitent le durée de vie des voitures.

Allez, passons à la blague du jour : les arnaques.
Hier on a été dans une pâtisserie réputée, on a choisit 200 grs de petits gâteaux, qu'on a mangé au salon de thé adjacent : au moment de la facture, bien sur on nous en facture 300 grs.
Aujourd'hui, on y retourne et on demande bien à la serveuse en pâtisserie de marquer lisiblement 200 grs sur le petit ticket... mais  sur l'assiette qui nous a été apporté à table, il manquait des petits gâteaux !!
Le pire est que qu'au moment de payer, le garçon me dit que le service n'était pas compris... no comment
Du même acabit, on a été visité le palais de bahia ; 10 dhs, et on me donne un ticket d'entrée. Classique. Mais à la sortie, un gardien en uniforme nous a réclamé le ticket... et j'ai surveillé, il l'a rendu au caissier... qui a sûrement dû le revendre.
Yann, à Tiznit, nous racontait le racket policier. Tu roules tranquille, un policier t'arrête et te réclame 100 dhs, si tu refuses de payer, il fouille jusqu'à trouver une infraction qui te coûtera bien plus cher !!!
j'en ai d'autres,  mais de là à conclure que tout est pourri au Royaume... bon je vous laisse conclure.

Passons à marrakech. evelyne a largement détaillé hier les souks, la médina, la place.
Surprenant, fascinant, déroutant... j'arrête là les qualificatifs, pas tout à fait, surtout différent.
Une certaine opulence, déjà signalé au sujet des voitures, mais que l'on retrouve aussi dans les immeubles, les bars les restaurants, les magasins et la ...tenue des femmes.
Sur la place Djema el fnaa ou dans les souks, une bonne moitié porte le foulard, voire le masque, mais à gueliz (où se trouve notre hôtel), les jeunes femmes sont sapées Mango, Zara comme à Strasbourg (on a vu les magasins), cheveux au vent, en pantalon. sur les terrasses des cafés sont attablée des femmes, des couples, des hommes comme sur n'importe quelle terrasse de France.
On est bien loin de taroudant ou tafraoute où toutes les femmes étaient en costume trasitionnelle et où dans les cafés glauques ne se trouvait que des hommes.
L'élévation du niveau de vie serait - il un antidote à l'islam ?
pas de conclusion hâtive...

Qui dit niveau de vie, dit coût de la vie.
On a visité un supermarché "Carrefour" : tout est très cher. je parle bien des articles de la vie courante "occidentale" (pâtes, fromage, lait, fruits...) ; je dirai à minimum 2 à 3 fois les prix de France. Et quand on sait que le salaire moyen est de 300 € par mois... on peut comprendre certaines dérives. Il est vrai que le marocain peut acheter ses provisions au souk à un tarif marocain... chose que nous ne pouvons pas faire, donc impossible de connaître les vrais prix.

Encore quelques photos de Marrakech




La Koutoubia

Mes sandales au mains d'un artisan


Sur la Place, les marocains dégustent des abats et des tètes de moutons


mardi 29 mars 2011

J 9 - 10 lundi 28 et mardi 29 mars 2011

Nous sommes partis d'Essaouira pour Marrakech en bus  avec la compagnie supratours, environ 2 h 30 de route, avec un arrêt à mi-chemin pour se restaurer.
Installation à hôtel  Toulousain dans le quartier du Guéliz.
Bof, l'hôtel aurait  besoin d'une bonne restauration, mais la chambre est propre et atout majeur, une connexion WIFI.
Nous partons pour la vieille ville, la place Djemaa el-Fna classée au patrimoine culturel et immatériel de l'Unesco.
Tout près le minaret Koutoubia.
Il ne fait pas bon marcher avec un guide ouvert, à tout bout de champs, un marrakchi nous aborde, gentiment certes, mais toujours avec l'idée de nous emmener soit dans un magasin ou un resto moyennant quelque argent.
Se perdre dans le souk n'est pas ce qu'il y a de plus agréable on est vraiment harcelé par les vendeurs des échoppes, par des "guides"; par les gens qui mendient, femme, homme, enfant.
Chaque quartier a 3 points importants :  sa mosquée, son hammam et son four à pain au feu de bois (les habitants viennent déposer leur pain pour la cuisson).
La vieille ville et son souk de 16 km où se côtoient des commerçants des artisans, tels les tanneurs, les teinturiers, ferblantiers, tourneurs sur bois, d'autres qui fabriquent des semelles ou bien carrément des sandalettes.
Les teinturiers : deux méthodes pour teindre soit directement le fil de laine ou de soie (soie de cactus!!!!à voir)  soit sur tissu avec des colorants naturels ou pas !!!!





Visite du jardin de Majorelle fondé par un Nancéen en 1924  Jacques Majorelle       http://www.jardinmajorelle.com/fr/
Vue du jardin majorelle


Le soir, la place Djemaa el-Fna se transforme, des restos itinérants installent leurs tables et bancs et pleins de musiciens, de conteurs, de charmeurs de serpents inondent la place. des milliers de gens convergent vers cette place tant marocains que touristes.

place Djemaa el-Fna le matin


la même place en fin d'après-midi



Nous avons bien sur cédé à la tentation de dîner à l'une de ces échoppes sur la place. Les stands classiques, couscous, tajines, brochettes attirent majoritairement les touristes. Les autres, qui cuisinent les escargots, les abats, les têtes de moutons ont plutôt une clientèle locale. Pour finir, c'était tout à fait quelconque et cher payé.

dimanche 27 mars 2011

J 8 dimanche 27 mars 2011

Ah c'est toujours aussi dur le maroc, dur de trouver un internet qui fonctionne environ corrrectement.
Voila on a changé de guesthouse, on est arrivé à Riad Nahkla, qu'on avait visité hier, on en avait vu des plus jolis, par forcément plus cher, mais Nahkla est pas loin de la station de bus.  Un avantage non négligeable, car demain  matin à 9H15, on quitte pour  Marrakech. Tous véhicule étant interdit dans la médina, pas de raison de faire une demi heure à pied à travers toute la médina.

Et là, je suis mon lit avec la connexion wifi  du riad qui fonctionne.

On a passé une journée calme ; se perdre dans les ruelles, se promener sur la plage, regarder  les kite-surfeurs, boire un thé à la menthe, apprécier des musiciens de rue, rentrer dans une riad pour voir l'aménagement (bcp ont une déco extraordinaire), manger un beignet, flâner dans les souks et finir la soirée par une tajine.

Bref journée calme

l'anecdote du jour tient au repas.
Quand on s'installe dans un restaurant, il y a souvent de beaux verres à vin...mais jamais de vin, ni bière.
Souvent, on nous pose une coupelle d'olives, et/ou du beurre avec du pain au sésame... mais jamais le pastis qui va avec, ni le porto d'ailleurs.

Essaouira est décidemanr une ville attachante : la municipalité a fait bcp d'efforts pour rendre la ville plus propre avec un ramassage des ordures quotidien, des rues pavées, mais çà reste très sale.
les maisons sont artistiquement dégradées : on voit des façades fraichement ravalées avec des traces d'humidité. Des méchantes langues parlerainet de travail d'arabes. Mais en italie aussi le charme des villes vient des peintures délavées, et personne n' y trouve rien à redire.